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Corse : Fuites d’eau, plus de 50% de perte dans des communes

L’un des principaux buts du « plan eau » dévoilé par Emmanuel Macron le 30 mars est de réduire les fuites d’eau potable dans les réseaux. Juste quelques jours avant l’annonce du président, l’association Intercommunalités de France a publié une carte identifiant les zones critiques de fuites en France. En Corse spécifiquement, il y a neuf communes et deux syndicats intercommunaux confrontés à des pertes d’eau dépassant les 50 %.

L’association Intercommunalités de France, qui défend les intérêts des intercommunalités auprès de l’État, a utilisé les données de Sispea, l’observatoire des services d’eau et d’assainissement, pour créer une carte montrant la perte d’eau dans les réseaux. Sur base des informations remontées par les collectivités, Emmanuel Macron a annoncé un plan de 180 millions d’euros pour lutter contre les fuites, soulignant qu’un cinquième de l’eau est perdu, ce qu’il juge inacceptable. La carte révèle des pertes allant jusqu’à plus de 50 % dans certaines zones, souvent rurales ou montagneuses. En Corse, neuf communes ont été identifiées, avec Rutali affichant la plus grande perte d’eau.

Les raisons de ces pertes sont variées, mais souvent liées à l’ancienneté des réseaux. Le maire de Zilia a admis le problème, tout en précisant que l’eau minérale vendue sous le nom de la commune est prélevée ailleurs. À Rutali, le maire conteste les chiffres mais reconnaît la nécessité de remplacer 600 mètres de canalisation, avec l’aide financière de l’Agence de l’eau et la région.

Dans des zones difficiles d’accès, comme le montagneux village de Giuncaggio, les coûts de remplacement des canalisations peuvent être élevés, nécessitant des pistes nouvelles pour accéder aux zones endommagées. Malgré une subvention de 80 % par l’Agence de l’eau, les moyens manquent pour des projets d’ampleur.

Avec l’obligation de transférer les compétences eau et assainissement aux intercommunalités d’ici à 2026, certains élus locaux craignent une augmentation du prix de l’eau pour les consommateurs, notamment en zones rurales déjà confrontées à des coûts de gestion élevés. L’association Intercommunalités de France argue que ce transfert favorisera les investissements pour réduire les fuites et améliorer la gestion de l’eau, nécessaire à l’heure où la ressource se raréfie. Elle indique aussi que le prix médian de l’eau est actuellement de 2,2 euros par mètre cube dans les services gérés par les intercommunalités, contre 2,1 euros dans les communes.

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